Année de publication : Journal Of Hellenic Religion, , Vol. 12, 1-38.

.

Résumé : L’examen de la relation entre sexe et violence en Grèce ancienne, notamment par rapport aux idéaux du génos, « genre » (gender), socialement construits, oriente vers une mythologie particulière que plusieurs considéreraient comme un point de départ rationnel : les Amazones. C’est en abordant le thème du double statut lié à la guerre et au sexe de ces femmes mythologiques, ainsi que des déesses du Proche-Orient et de la Grèce, que se pose la question centrale : pourquoi la violence n’était-elle acceptable chez les femmes que si elles étaient vierges ? Le présent article réexaminera la fascination que les Amazones exercèrent sur les Grecs, et le souci de réconcilier, sans fusionner, le statut de guerrière habile et la figure genrée expérimentée. Cette analyse abordera les antécédents de l’attitude des Grecs à l’égard des Amazones, recherchés au Proche-Orient, ainsi que les méthodes utilisées pour minimiser le danger que ces femmes représentaient pour la psyché masculine, notamment lors de sa manifestation lié au thumos, terme grec qui désigne « irascibilité » et est lié au désir humain de reconnaissance. Les représentations progressivement érotisées des Amazones dans la peinture de vases athéniens illustrent un agenda masculin visant au renforcement du caractère sexuel de ces représentations, afin de pouvoir accepter de convoiter ces femmes et de mettre en question leurs forces « masculines ».

Abstract: In examining the relationship between sex and violence in ancient Greece, notably as it pertains to socially constructed gender ideals, there is a particular mythology which many would consider a logical starting point: the Amazons. It is through these mythological women and through the Near Eastern and Greek goddesses from whom this dual war and sex personality originates that the central question arises: why was violence only acceptable in females provided the female was a virgin? This article will reexamine the Greek fascination with the Amazons and the preoccupation with reconciling how women could be both martially skilled and sexually experienced without the latter interfering with the former. This analysis will consider the Near Eastern precedents for the Greeks’ attitude towards the Amazons, as well as the methods used for minimizing the risk these women presented to the male psyche, notably in its manifestation in thumos, the Greek term denoting “spiritedness” and associated with the human desire for recognition. The gradually eroticized portrayals of the Amazons in Athenian vase painting exemplifies a masculine agenda whereby in order for it to be acceptable to lust after these women and to undermine their “masculine” strengths, their representations were increasingly sexualized.

Mots-clés: Amazons, Near East, Ishtar, Scythia, Argimpasa, Aphrodite, Virginity, Sexuality, Female Warrior, Amazonomachy, Vase Painting, Sculpture, Thumos

[en] You are viewing the abstract of the article by KING, Briana entitled She’s a Lover, not a Fighter: sexual experience and the Female Warrior in Greek Society. If you are holding a subscription and you cannot download its online version please contact us. If you want to access the article please subscribe or order the volume.
[fr] Vous visualisez le résumé de l'article rédigé par KING, Briana intitulé She’s a Lover, not a Fighter: sexual experience and the Female Warrior in Greek Society. Si vous êtes abonné et que vous ne pouvez pas télécharger sa version en ligne, veuillez nous contacter. Vous n'avez pas accès au contenu complet de cet article. Si vous souhaitez accéder à l'article, veuillez commander un abonnement ou commander la copie imprimée.